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L’élevage de pinsons

 

 

methode et procedure

 

par Philip Vancauwenberghe

 

Explication de A > Z

 

 

 

 

 

 

 

 

2ème édition

 

15 fevrier 2004

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

Table des matières

1     Introduction. 3

2     Description de ma méthode d’élevage. 4

2.1      La volière. 4

2.2      la confection du nid.. 6

2.3      Le matériel utilisé. 7

2.4      L’alimentation. 7

2.4.1      Alimentation mise en permanence à disposition. 7

2.4.2      L’alimentation complémentaire. 7

2.4.3      Ma vision sur les aliments congelés et/ou les insectes vivants. 9

2.4.4      Les composantes principales de l’alimentation : oeufs et  graines germées. 10

2.5      L’accouplement. 11

2.6      Le baguage. 12

2.7      La séparation des jeunes. 13

2.8      Comment les couples sont-ils formés ?. 13

2.9      Comment combattre la vermine?. 14

2.10       Comment essayer de sélectionner des oiseaux de classe ?. 14

2.11       comment arriver à combattre les indésirables (poux, vermines..) ?. 15

3     ANNEXE. 18

3.1      Tout le matériel nécessaire. 18

3.1.1      Matériel de base. 19

3.1.2      La situation du nid. 20

3.1.3      Le nichoir 21

3.1.4      Matériel pour le nid …………………………………………………………………………………23          3.1.5      Les soins, le nettoyage et la désinfection. 24

3.1.6      L’alimentation. 25

3.2            Rapport d’élevage 2003. 28

3.3            Rapport administratif d’élevage 2003. 29

 

 

 

 


 

1       Introduction.

 

 

Préface

 

 

En 2001, sous l’impulsion de quelques amis pinsonniers, j’ai démarré l’élevage de pinsons. Et jusqu’à présent, pas une seule seconde, je n’ai regretté d’avoir commencé. Je suis extrêmement reconnaissant à mes amis pinsonniers pour l’expérience qu’il m’ont donnée. Grâce à eux, j’ai un nouveau passe-temps, très enrichissant et passionnant et qui m’offre beaucoup de satisfaction en m’ouvrant d’autres horizons. Je tiens aussi à remercier mon père, Roger Vancauwenberghe. Il reste l’homme aux commandes pendant la plus grande partie du travail de la période d’élevage. Sans lui, je n’aurais jamais été capable de mettre en pratique les théories d’élevage lues dans les livres ou dans les « entendu-dire »

 

Grâce à l’obtention de bons résultats, je reçois régulièrement des questions d’autres éleveurs. Une question traditionnelle est celle de savoir comment réussir un nombre raisonnable d’oiseaux élevés avec un nombre minimum de femelles éleveuses. Y-a-t’il un secret ? Les amis pinsonniers qui me connaissent savent toutefois que je n’ai aucun secret et que ce que je connais peut-être partagé. J’ai donc préparé pour eux une explication sur ma méthode d’élevage. C’est pourquoi j’ai eu l’idée de réaliser ce petit document sur la description de ma méthode .

 

 

Résultats d’élevage

 

 

Lors de ma première année d’élevage en 2001, j’ai réussi avec deux femelles à élever 11 jeunes. Dans ces 11 jeunes, il y avait 7 mâles et 4 femelles.

 

En 2002, avec 4 femelles, je réussissais à élever 31 jeunes, dont 17 mâles et 14 femelles.  Ces 4 femelles ont respectivement élevé 14, 8, 7 et 2 jeunes.

 

En 2003, la méthode d’élevage fut encore révisée et améliorée et les résultats ne se sont pas faits attendre. Avec 4 femelles, j’ai réussi à obtenir 53 jeunes, ce qui représente 14 jeunes de moyenne par femelle. Des 53 jeunes, on comptait 31 mâles et 22 femelles. Respectivement, chaque femelle a élevé 17, 14, 14 et 8 jeunes.

 

 

Contenu de ce livre

 

 

Dans les prochaines pages, je décris ma méthode personnelle d’élevage . Je parlerai donc de la volière, de la situation du nid, du matériel, de la nourriture, de l’accouplement, du baguage, de la séparation des jeunes, de l’association des mâles et des femelles, de la tenue des données d’accouplement, de ma vision concernant l’élevage des oiseaux de qualité et enfin……de la prévention et de la lutte contre la vermine indésirable.

 

Dans ce document, je décris une des manières de travail et quelques gammes de produits à utiliser. Il va de soi qu’il existe d’autres méthodes et produits sur le marché qui donnent aussi de bons résultats.

 

Ces autres méthodes peuvent être trouvées dans la revue A.Vi.bo, vademecum très complet et pratique.

Je me suis d’ailleurs basé sur ces recommandations pour établir ma propre méthode d’élevage.

 

Bonne lecture et d’avance, beaucoup de succès dans vos futurs élevages !

 

 

 

 

 

Philip Vancauwenberghe


2       Description de ma méthode d’élevage.

2.1      La volière

Zone de Texte:

Le batiment en général.

 

Chez nous, les oiseaux vivent dans des boxes. Ces boxes constituent une volière qui par le passé n’était autre qu’une serre. A l’intérieur de cette construction, de 6m30 sur  3m20, sont construites côte à côte une série de loges ( voir photo) . Au total, il y a 7 boxes. Ceux-ci ont les dimensions suivantes : largeur 0m87 et profondeur 2m28. La hauteur au milieu de l’habitacle est de 2m26 et la hauteur arrière de 1m60.

 

Toiture

 

Zone de Texte:  L’ensemble est entièrement recouvert de tôles galvanisées. Les côtés et la face arrière sont également construits avec ce matériel.           Le recouvrement en couleur blanche a la caractéristique de ne pas absorber la chaleur . Ceci évite une température estivale excessive dans les boxes d’élevage . La face avant est orientée vers le sud et est constituée de plastic transparent.. De cette manière, une luminosité suffisante est diffusée à l’intérieur de la volière.

 

Finition intérieure

 

Zone de Texte:  A l’intérieur, le plafond, tout comme les côtés et l’arrière des loges, sont constitués de plaques de triplex. Entre le triplex et les plaques métalliques extérieures, il y a un espace isolé de 7 cm. Dans cette pièce, la lumière peut circuler librement. Ce type de construction permet une libre circulation de l’air et de la lumière et permet d’éviter, en été, des températures excessives pour les jeunes.      Les plaques de triplex intérieures sont entièrement recouvertes de peinture blanche. C’est le meilleur moyen de propager la lumière dans toutes les directions.

 

Le sol

 

Le sol est entièrement bétonné. Ceci empêche les végétations et plantations intérieures dans les boxes.

Comme gravier, j’utilise du sable brun agrémenté de coquillage. Dans ce gravier, les femelles trouvent à mon avis les ingrédients nécessaires à la formation de bonnes coquilles d’oeufs . Au moment de la ponte, il faut rafraîchir le sol et voir comment la femelle se jette sur ces nouveaux agréments. Il est donc conseillé de rafraîchir régulièrement le sol des différents boxes utilisés.

 


Entrée des boxes d’élevage

Zone de Texte:

A l’avant de tous les boxes se trouve une allée centrale qui donne accès à toutes les loges.

 

Allocation des boxes

 

Au total, 7 boxes sont disponibles. Dans quatre de ces boxes, quatre femelles sont présentes pour deux mâles dans les deux loges restantes. Une dernière loge est considérée comme espace temporaire pour accueillir ou isoler une nichée .

 

En vue de l’accouplement, et dans la mesure des possibilités, les mâles et les femelles sont répartis dans les loges comme suit: F-M-F-F-M-F. De cette manière, une femelle est toujours logée à côté d’un mâle.

 

Zone de Texte:

Séparation des boxes

 

Zone de Texte:  Les boxes, comme expliqué ci-avant, sont donc constitués de plaques de triplex. De cette manière, les oiseaux d’élevage ne peuvent se voir prématurément, ce qui, à mon avis, est la règle d’un élevage réussi. A l’arrière des cloisons ( à hauteur de la dernière perche arrière), une ouverture est prévue. Une petite porte peut facilement être actionnée via une ficelle qui aboutit dans le couloir commun. Cette ouverture permet de contrôler et d’autoriser d’une manière très simple l’accouplement du mâle et de la femelle au moment choisi.

 

 

 

 

Planches d’alimentation

 

A l’intérieur de chaque boxe, il y a une planche suspendue destinée à recevoir un plateau. Chaque planche est accessible via une petite porte extérieure. Ceci est une manière rapide et efficace de nourrir sans devoir entrer dans les boxes ( ce qui en période d’élevage est une tâche multi-quotidienne).


 


2.2      La construction du nid

 

Avec quoi ?

Zone de Texte:

Des petits abris sont pendus dans chaque loge. Dans ces abris sont accrochés des nids en fibres de coco (voir photo). Pour camoufler le tout, quelques petites branches d’épicéa sont arrangées autour du nid. Plus de détails vous sont fournis plus avant de la brochure concernant la construction de l’abri proprement dit.

 

Où ?

 

Deux abris sont suspendus au point le plus haut de la loge  ( à l’opposé l’un de l’autre).

 

 

Nombre ?

 

Chaque fois, 2 abris par loge . Ceci afin de faciliter la ponte suivante par un changement de nid.

 

A partir de quand ?

 

Dès la mi-mars, les abris sont suspendus dans les loges.

 

 

 

2.3      Le matériel

 

Quoi ?

 

Les différentes sortes de matériel suivant peuvent être utilisées:

 

a  Fibres de coco

a  Pure coton

a  Sisal (voir infos photos plus en avant)

a  Sharpie ( voir infos photos plus en avant)

a  Écrin  (lapins ou chevaux)

a  Plumes

a  Mousse séchée

 

Zone de Texte:

Comment ?

 

Tout ce matériel est déposé dans des paniers en métal à l’avant du boxe. Juste sous le panier se trouve une planche de bois sur laquelle la femelle peut déposer, trier  et choisir son matériau préféré.

 

A partir de quand ?

 

A partir de mars, je commence le dépôt de ce type de matériel dans les paniers métalliques.

 

Que faire du matériel tombé à terre ?

 

Le matériel tombé à terre et y resté quelque temps, ne peut plus être utilisé par la femelle. Donc, de manière régulière, le matériel tombé peut-être replacé dans les paniers, afin de prévenir la souillure possible de ces éléments. De cette manière, il est permis de ne pas gaspiller de trop.

 

 

Dans le congélateur … !??

 

Avant d’utiliser du matériel pour les nids, je le place toujours quelques jours au surgélateur. La congélation permet de tuer tout élément nocif telle que la vermine de telle façon qu’aucun élément indésirable ne provoque des dommages dans les nids. Je dis toujours : mieux vaut prévenir que guérir …. Afin d’éviter que lors de la congélation, le matériel souffre trop de l’humidité, le tout est emballé bien hermétiquement dans des bacs plastic clos. Utiliser au besoin différents bacs, pour que l’humidité ne puisse circuler de trop.

 

Attention à la fibre de coco !

 

L’ouate de coton n’est partiellement fournie qu’au moment où le nid est presque terminé. En effet, si trop d’ouate est utilisé pour réaliser la cloison du nid, cela risque de laisser passer trop peu d’oxygène, empêchant les œufs de « respirer » suffisamment. Le risque de tuer les embryons dans les oeufs est alors très grand.

2.4      L’alimentation

 

Les produits suivants sont quelques exemples de la gamme des produits d’élevage :

 

Ingrédients

Caractéristiques

Pâtée aux oeufs

Produits Orlux.  En paquet de 800 g ou de  4 Kg (4 x 1kg)

Graines germées

Le mélange de graines préparé est disponible dans le commerce

Préparation multivitamines

Omni-vit Orlux

Protéines naturelles

Eiwit 90 de chez Pieters Speciaal

Buffalos vivants

Portions de 250 ml, 500 ml, 1 liter, …

Buffalos congelés

Par dose de 1 litre

Pinkies congelés

Par dose de 1 litre

Oeufs battus congelés

Par sachet de 1 litre

Sepia

Disponible en paquets de ½ kg.

Mélange de semences

Graines sauvages et de santé.

Verdure

 

Avoine pelée

 

Grit

Grit- mélangé à certaines vitamines (poudre rouge)

 

En ce qui concerne la mise à disposition de la nourriture, il est essentiel de faire une distinction entre les aliments mis en permanence à disposition et les aliments procurés pendant la période de reproduction.

 

2.4.1       L’alimentation fournie en permanence

 

Pour moi, la période de reproduction démarre à la mi-février et se termine fin août. Pendant cette période, les aliments suivants sont en permanence proposés aux oiseaux ( tant au mâle qu’à la femelle):

 

-     un bon mélange de graine ( j’utilise le mélange Prémium de Versele)

-      Des graines germées.

-      Un morceau “Sepia”.

-      Un petite part de ‘grit’.

 

2.4.2       Alimentation complémentaire

 

L’alimentation de base est complétée par une alimentation complémentaire spécifique.

 

La nature des compléments varie suivant les périodes et peuvent être modifiées suivant les circonstances. 

 

Un petit extra  !

 

Le mâle et la femelle reçoivent régulièrement un peu de graines germées et d’avoine pelée. Ceci spécialement pendant la période d’accouplement.

 

 


 

Le schéma d’alimentation additionnel pour la femelle et ses jeunes.

 

A partir de la troisième semaine de février, un plan d’alimentation additionnelle est démarré pour les femelles et aussi plus tard pour les jeunes. Là, le schéma est assez complexe. C’est pour cela que tout est résumé dans le tableau ci-dessous.

 

Periode ?

Wat ?

Hoeveelheid ?

Hoe toedienen ?

Mi-février à mi-mars

-       Tous les 3 jours, pâtée aux oeufs mélangée à des graines germées.

 

-       Tous les 6 jours, ajouter également à cette mixture, une préparation vitaminée Omnivit.

-       Une cuillère à soupe par oiseau.

 

-       Une mesurette (1gr)  par 100 g pâtée

 

 

Donner le matin. Ne jamais laisser plus que un jour. Retirer et jeter l’excédent.

Mi-mars à fin mars

-       Tous les 2 jours, pâtée aux oeufs mélangée à des graines germées.

 

-       Tous les 4 jours, ajouter à cette mixture, une préparation vitaminée Omnivit.

-       Une cuillère à soupe par oiseau.

 

-       Une mesurette (1gr)  par 100 g pâtée .

 

Donner le matin. Ne jamais laisser plus que un jour. Retirer et jeter l’excédent.

Début avril jusqu’au moment du choix des jeunes

-       Tous les jours, pâtée aux oeufs mélangée à des graines germées.

 

-       Tous les 7 jours, ajouter à cette mixture, une  préparation vitaminée Omnivit

-       Une cuillère à soupe par oiseau

 

-       Une mesurette (1gr)  par 100 g pâtée

 

 

Donner le matin. Ne jamais laisser plus que un jour. Retirer et jeter l’excédent.

Depuis la naissance jusqu’à la fin de la période d’élevage

-       Tous les jours, pâtée aux oeufs mélangée à   

        des graines germées.

 

 

 

-       A partir de ce moment, remplacer la préparation mutivitaminée par la protéine 90.

 

-       Une ou plusieurs cuillères à soupe par oiseau suivant le nombre de jeunes et leur âge

-       Une mesure par 100 g de pâtée ( doit-être mélangée au préalable à la pâtée) – 8 mesures sur un paquet de pâtée de 800 gr.

 

Donner le matin. Ne jamais laisser plus que un jour. Retirer et jeter l’excédent.

Jeunes au nid : 2 premiers jours de vie

-       Buffalos vivants et oeufs de fourmis congelés

-       Portions dépendant du nombre de jeunes

A intervalles réguliers ( 2 à 3 fois par jour)

Jeunes au nid : jeunes entre 3 et 6 jours

-       Buffalos vivants et plus d’oeufs de fourmis

-       Portions dépendant du nombre de jeunes

A intervalles réguliers ( 2 à 3 fois par jour)

A partir du moment où les jeunes ont 7 jours

        Buffalos et pinkies congelés

 

 

 

-       Buffalos vivants

 

- Petites portions    dépendant du nombre de jeunes

 

-       Portions dépendant du nombre de jeunes

 

A intervalles réguliers. Ne jamais laisser plus que un jour. Retirer et jeter l’excédent

 

Dernière  fois du jour !

A partir du moment où les jeunes ont 20 jours

-       Buffalos et pinkies congelés.

 

 

 

 

-       Graines concassées

-       Diminuer graduellement la quantité de buffalo’s et pinkies.

 

-       En quantité suffisante.

 

 

A intervalles réguliers. Ne jamais laisser plus que un jour. Retirer et jeter l’excédent

!

 

Permanent

A partir du moment où les jeunes ont 26 ou 27 jours

-       Diepvries buffalo’s en pinkies

 

 

 

-       Graines concassées

-       Supprimer

 

 

 

-       En quantité suffisante.

 

A intervalles réguliers. Ne jamais laisser plus que un jour. Retirer et jeter l’excédent

 

 

Permanent

A partir du moment où les jeunes ont 40 jours

-       Il n’est plus nécessaire de concasser les graines. Les jeunes doivent être aptes à manger des graines brutes.

 

-       La combinaison de pâtée, de graines germées et de protéines 90 doit-être administrée aux jeunes jusque fin septembre

 

 

 

Permanent

 

 

 

 

Permanent


2.4.3       Ma vision concernant l’administration d’aliments congelés et/ou d’insectes vivants.

 

Je suis pour une combinaison des deux. J’administre donc aussi bien des insectes vivants que congelés!

 

Zone de Texte:  Cependant, comment pratiquer ?

 

Les 5 à 6 premiers jours de la vie des jeunes, uniquement des buffalo’s vivants et uniquement vivants sont proposés.

 

A partir du 7ème jour de vie, les buffalo’s vivants sont combinés avec des buffalo’s et pinkies décongelés. Dans la matinée et éventuellement aussi au tout début d’après-midi, on peut encore administrer des aliments décongelés . Plus tard dans l’après-midi, il faut passer à la nourriture vivante !

 

Pourquoi ne pas donner des aliments décongelés dans l’après-midi ?

Zone de Texte:

La nourriture décongelée peut, au bout de quelques temps et en fonction des températures ambiantes, risquer de devenir très vite mauvaise. Problème que l’on n’a évidemment pas avec de la nourriture vivante .

 

Afin d’éviter de donner cette mauvaise nourriture aux jeunes, la dernière portion de décongelé sera uniquement proposée au plus tard fin de matinée.

 

Par la suite, je donne uniquement de la nourriture vivante. Celle-ci peut dès lors rester jusqu’au lendemain sans avoir les problèmes décrits ci-avant. L’excédent de nourriture est enlevé dès la première visite du matin et remplacé par de la décongelée. Ce système est répété quotidiennement.

 

 

Il est en effet difficile d’estimer combien de fois une femelle nourrira encore ses jeunes avant la tombée de la nuit . Il ne faut pas prendre le risque de voir la femelle nourrir ses jeunes avec des aliments défraîchis, au risque de perdre la nichée et ruiner tous les espoirs d’élevage .

 

De plus, même si la nourriture congelée n’est pas trop chère, il vaut mieux éviter le gaspillage en jetant le surplus que les oiseaux n’auraient pas consommer le lendemain matin.

 

 

 

Toujours décongeler les aliments !

Zone de Texte:   

Ne jamais donner directement les aliments qui sortent du congélateur !

 

Prendre la quantité nécessaire de buffalo’s et de pinkies dans une petite passoire. Passer sous l’eau jusqu’à la décongélation . Placer la portion dans un pot en plastique et la mélanger avec un peu de pâtée.

 

En mélangeant les buffalo’s et les pinkies avec la pâtée aux oeufs, on évite le déssèchement trop rapide de la mixture et l’on pourra aussi facilement mélanger à l’ensemble, les protéines 90 en poudre .

 

 

 


2.4.4       Les composantes principales d’une pâtée aux oeufs et graines germées

Zone de Texte:

Pourquoi suis-je un grand partisan d’un mélange de pâtée et de graines germées !

 

Ajouter les graines germées à la pâtée aux oeufs et aux vitamines ou protéines 90 offrent un énorme avantage. Les oiseaux sont en général fort friands de ces graines germées. De par ce mélange, on peut considérer qu’ils prennent automatiquement les quantités de vitamines et de protéines nécessaires.

 

Comment préparer  cette mixture ?

 

Le travail peut-être scindé en deux  parties ; une le soir, l’autre le matin.

Cet exercice ne prendra pas plus de 10 minutes par jour.

 

Ü  Le soir (vers 19h00)

 

Þ      Mettre dans un récipient plastique un certain nombre de cuillères à soupe de pâtée ( une cuillerée bien pleine par femelle)

Þ      Prendre les graines germées ayant terminé leur cycle de 24 h (voir ci-dessous) et les vider dans la pâtée.

Þ      Mélanger le tout avec un peu d’eau afin que la composition ne soit ni trop liquide, ni trop sèche. Au besoin, rajouter un peu de pâtée ou quelques gouttes d’eau.

Þ      Zone de Texte:  

Nous laissons le mélange dans le récipient et le refermons au moyen du couvercle adéquat. Nous plaçons le tout dans un endroit tempéré ( la cuisine par exemple) de telle façon que les graines puissent continuer leur germination.

Þ      Nettoyer soigneusement à l’eau le tamis et les récipients utilisés.

Þ      Rependre le tamis sur la casserole et verser quelques cuillères à soupe de graines à germer (3/4 de la quantité de pâtée).

Þ      Zone de Texte:  Nous passons le tamis sous le robinet

Þ      Nous remplissons avec l’eau et agitons les graines .

Þ      Nous vidons l’eau et répétons cette action 3 fois (remplir, rincer, vider l’eau…)

Þ      Ensuite, nous remplissons entièrement avec de l’eau pour que les graines soit bien immergées.

Þ      Nous plaçons le tout dans un endroit tempéré (par ex: la cuisine).

 

 

Ü  Le matin ( vers 7h00)

Zone de Texte:

Þ      Nous reprenons les ustensiles, nous levons le tamis et asséchons les graines

Þ      Nous remplissons de nouveau avec de l’eau et rinçons les graines germées .

Þ      Nous répétons l’opération de lavage 3 fois

Þ      Après le dernier rinçage, enlever toute l’eau restante de la casserole.

Þ      Nous laissons le tamis sur la casserole de telle façon que les graines puissent s’égoutter encore. Nous laissons la préparation jusqu’au soir. ( cycle=24h)

 

Þ      Les graines germées que nous avons mélangé la veille au soir avec la pâtée doivent avoir un cycle de germination complet de 36 heures. L’ensemble peut dès lors être présenté aux femelles. Enlever la mélange résiduel encore présent dans les boxes et remplacer par la nouvelle.

 


2.5      L’accouplement

                

Zone de Texte:  Répartition des mâles et des femelles dans les boxes

 

Pour que l’accouplement puisse se faire de manière simple, les mâles et les femelles sont répartis dans les boxes comme suit : F-M-F-F-M-F. De cette manière, une femelle est toujours logée à côté d’un mâle. Les boxes sont séparés par des cloisons en bois de telle façon que les oiseaux ne puissent se voir.

Zone de Texte:

Comment faire !

 

A l’arrière des cloisons en bois, (au plus haut de la cloison) se trouve une petite porte. Celle-ci peut très facilement être ouverte ou fermée par une ficelle longeant le montant supérieur de la cloison et aboutissant dans le couloir central. Cette ouverture offre une manière très simple de permettre l’accouplement ainsi que de le contrôler.

 

Quand accoupler ?

 

L’accouplement proprement dit de la femelle avec son mâle respectif est nécessaire dès que la construction du nid a commencé. Cet accouplement est rendu possible et contrôlable au moyen des petites portes entre boxes. Pour une fécondation réussie, on peut considérer qu’il suffit d’une dizaine de minutes d’accouplement par jour. Après la fécondation, le mâle est irrévocablement renvoyé dans son propre box où il peut déjà se préparer au tour suivant.

 

Combien de fois par jour ?

 

Pendant toute la période pendant laquelle la femelle est fécondable jusque et y compris la ponte du troisième oeuf, il convient de répéter ce rituel au moins deux fois par jour.

 

Quand pouvons nous parler d’un accouplement réussi ?

 

Chaque fois que l’on entendra le mâle « groûler » ou chanter pendant ces dix minutes d’accouplement et ensuite que des “battements d’ailes” sont entendus, on peut en conclure qu’il y a de grandes chances que les oeufs soient fécondés.

 

Quand une femelle est-elle prête à se laisser féconder ?

 

Une femelle est souvent prête à la fécondation quelques jours avant la première ponte. Il est indispensable de déjà lui présenter le mâle quelques fois pendant cette période. C’est normalement possible plus ou moins 5 jours avant la ponte du premier et du deuxième oeuf. Au total donc 6 à 7 jours. Une fois que vous connaissez le rythme d’une femelle, il est très simple de connaître le cycle pour celle-ci.

 

Comment être prêt à temps pour la fécondation du deuxième tour !

 

Je représente régulièrement le mâle avec la femelle à partir du moment où les jeunes ont  7 jours de vie. Pour la détermination du moment opportun, vous devez tenir un rapport d’activités de chaque femelle.  Le cycle d’une femelle peut varier de 25 à 30 jours . J’ai déjà eu des femelles qui repondaient avant que les jeunes ne soient envolés du nid. Il faut donc être attentif et prêt pour le second cycle.! Ne surtout pas attendre que les jeunes soient envolés avant de représenter le mâle à la femelle . Sinon, le risque d’avoir des œufs non fécondés est grand.

 

Attention aux perchoirs

 

Faire attention à ce que tous les perchoirs soient bien fixés et en suffisance  pendant la période d’accouplement . Il est important que pendant cette période, les oiseaux puissent facilement se maintenir. En effet, le contraire entraverait le bon déroulement de la fécondation au risque alors d’avoir des oeufs blancs.

 

Laisser la femelle faire le travail seule

 

J’ai la conviction qu’une femelle bien en place est capable de faire à elle seule tout le travail d’élevage . Elever 5 jeunes, fabriquer le nid suivant, pondre ses oeufs et les couver n’est pas un véritable problème pour une bonne femelle. Chez moi, les mâles servent uniquement à la fécondation. Pour le reste du temps, ils sont isolés et on donc une vie paisible. Du fait qu’ils ne sont pas en permanence avec la femelle, cela évite qu’ils ne s’approprient la nourriture qui est destinée en premier lieu aux jeunes.

 

2.6      Le baguage

 

Après combien de jours de vie, les oisillons doivent-ils être bagués ?

 

Le baguage des oisillons doit avoir lieu à partir du moment où le plus « vieux » jeune a 5 jours. J’ai déjà constaté qu’au delà de cette période, les oisillons sont déjà trop « forts » et qu’il y a déjà un certain danger de blessure en les baguant. Il faut cependant faire attention que la bague ne soit toujours trop grande et qu’il y ait un risque que l’oisillon  la perde dans le nid . C’est déjà arrivé en les baguant si jeunes ! Il faut donc être attentifs au développement des oisillons les plus forts et adapter le travail de baguage en conséquence.

 

Comment préparer les bagues ?

 

Les bagues sont entièrement recouvertes de noir avec un marqueur à l’alcool. Cette manoeuvre doit être opérée minimum 4 jours avant le baguage afin d’être certain que toute odeur ait disparu .

 

A quel moment de la journée ?

 

Je procède toujours au baguage le soir. J’attends un moment que la femelle quitte le nid ou je la chasse délicatement  !!!

 

Rien vu…..rien entendu !

 

Avant d’entrer dans le box, je fais d’abord aller la femelle dans le box voisin ( via la petite porte). Cette porte est de nouveau refermée et empêche par conséquent la femelle de revenir dans son box et de voir le dérangement causé par l’opération de baguage . Elle pourra revenir dans son box dès que le baguage est terminé, se replacer sur le nid et permettre aux jeunes de reprendre une position appropriée!! De cette manière, la femelle n’a rien vu du traitement effectué à ses jeunes et la chance est très réduite de la voir abandonner ses jeunes ou en jeter un hors du nid.

 

 

Eviter les petites odeurs inconnues !

 

Avant de prendre les jeunes hors du nid, je frotte d’abord mes mains avec un peu de pâtée aux oeufs. L’odeur de la pâtée est pour la femelle une odeur connue … avec comme avantage qu’il y a moins de chance qu’un jeune soit jeté hors du nid.

 

 

Zone de Texte:  


Le véritable travail

 

Je dépends le nichoir et le pends toujours à un clou ou une visse (pas trop haut), bref d’une manière stable et facile d’accès pour moi. Cela facilite la prise en main des jeunes et la remise au nid.

 

Les jeunes sont pris un à un hors du nid et bagués. Ils sont ensuite provisoirement déposés dans une boîte en plastique dont le fond est recouvert de papier essuie-tout.. Dès que tous les jeunes ont été bagués, ils sont un par un remis au nid. Lorsque je les replace, je fais très attention à ce que leur tête soit toujours orientée sur le bord du nid. Aussi, je remets d’abord le plus gros jeune et ensuite les plus petits.

 

 

 

Constatation

 

Avec cette méthode, je n’ai jamais constaté d’abandon de jeunes ni de rejets hors du nid.

 

2.7      L’isolement des jeunes

 

A l’âge de 25 jours, les jeunes sont isolés dans un boxe libre à côté de leur mère ( au besoin, retirer ou déplacer provisoirement le mâle). S’il apparaît qu’un jeune n’est pas encore vraiment indépendant, on peut encore, via la petite porte, autoriser quelques retours par jour vers la mère. Par le fait que les jeunes sont déjà habitués et habilités à manger des graines germées, j’ai constaté qu’ils consomment déjà des graines ordinaires dès leur 20 ème jour. Donc, théoriquement, il n’y a aucun problème à les séparer de leur mère après 25 jours de vie.

 

2.8      Comment favoriser l’accouplement ?

 

Laisser entendre des chants à la femelle

 

Je reste convaincu qu’entendre régulièrement des chants de pinsons a une influence positive sur la condition des femelles.  Il faut donc se soucier de cet élément important.

 

Par le fait que les cloisons de séparation sont en bois, le mâle et la femelle ne peuvent donc se voir. Ils peuvent seulement s’entendre. Du fait qu’ils ne se voient pas, le mâle est plus apte à chanter ( et ainsi conquérir  sa femelle). Par l’écoute des chants du mâle, la femelle est beaucoup plus vite et mieux en place .

 

Si le mâle n’est toutefois pas encore disposer à trop chanter, on peut placer un diffuseur et une cassette ou un CD de chants de pinsons. On peut laisser la diffusion des chants même s’il y a déjà des jeunes car ceci est d’ailleurs bénéfique à l’apprentissage de leur futur langage.

 

Zone de Texte:

Eviter la perte de montée en feu pendant les périodes obscures

 

Depuis 2003, j’ai commencé à mettre de la lumière artificielle tant au mâle qu’à la femelle. De par les très bons résultats obtenus, j’en conclu qu’il faut continuer cette manière de faire.

 

Comment procéder avec cette lumière artificielle ?

 

Zone de Texte:  

Zone de Texte:  Dans chaque boxe, j’ai prévu une prise de courant. Sur ces prises de courant sont raccordés des supports avec une lampe de 40 watts. Via un temporisateur central ( depuis le départ de l’installation électrique), la durée d’éclairage est réglée. Pour le règlage du moment de mise en et hors tension des lampes, il faut déterminer un calendrier qui détermine le lever et le coucher du soleil. Ces horaires peuvent facilement être obtenus sur les blocs calendrier traditionnels . . Avec le programmateur électronique, il est alors très facile de moduler la longueur exacte du jour et de la nuit .

 

Cette procédure est très simple et automatique . Il suffit de prévoir le calendrier sur le programmateur 7 jours à l’avance . Je règle aussi deux heures de lumière avant le lever du soleil et deux heures après .

 

J’entame cet éclairage dès le début mars et pendant une bonne partie de la période d’élevage .

 

L’avantage de ce système est de permettre entre autre à la femelle de disposer de la longueur de clarté nécessaire, et notamment pendant les périodes où les conditions climatiques ne sont pas satisfaisantes et obscurcissent les loges . De plus, les femelles viennent plus facilement en place et y restent .

 

Le fait que la femelle dispose assez de lumière la rend active pendant toute la journée et favorise ainsi la croissance des jeunes.  Il est vraiment important et indispensable de prendre l’élément de clarté très au sérieux dans tout élevage qui se respecte !

 

2.9      Comment et pourquoi tenir des données d’élevage à jour ?

 

Personnellement, je trouve qu’il est important de détailler toutes les étapes et méthodes de l’élevage . La tenue des données d’élevage vous permettra de contrôler vos opérations et surtout d’améliorer vos résultats futurs . C’est notamment d’un intérêt capital si vous travaillez avec plusieurs femelles différentes. Ces données sont aussi très importantes si vous utilisez les mêmes femelles l’année suivante. En effet, chaque femelle a son propre biorythme, qu’elle conserve généralement d’une année à l’autre.

 

Par femelle, je tiens un rapport détaillé pour chaque année d’élevage . Ce rapport contient notamment les données relatives à l’accouplement, la construction du nid, la fécondation, la couvée ou la manière de couver, le baguage, l’isolement des jeunes et la détermination du sexe ( combien de mâle et de femelles par mère). Aussi, des notes sont relevées quant au nombre de couvée, nombre d’œufs pondus, sexe …En un coup d’oeil, il vous est ainsi permis d’adapter votre préparation, vos soins.. ;peut-être spécifiquement par femelle. Vous pourrez trouver un exemple de rapport dans les annexes de ce document .

 

2.10    Comment sélectionner les oiseaux ?

Zone de Texte:  Zone de Texte:

Elever avec de bons mâles ne veut pas automatiquement dire que les jeunes seront de bons combattants au concours. La sélection de la femelle a au moins autant d’importance que celle du mâle. Afin d’augmenter les chances d’avoir des jeunes aptes à notre sport,  la femelle aussi bien que le mâle doivent réunir toutes les caractéristiques d’un bon oiseau : caractère, maintien, vitesse du chant . Il s’agit vraiment d’éléments auxquels je reste constamment attentifs !

 

D’un mâle, nous attendons bien sûr la qualité du chant mais aussi sa vitesse. La sélection est évidemment moins facile pour les femelles . Comment alors procéder pour choisir une femelle disposant des caractéristiques nécessaires ?

 

Un seul et même mâle (dont on a relevé les caractéristiques en cage ou en raie) peut-être accouplé à différentes femelles . Durant la saison, j’essaie de déterminer rapidement les jeunes mâles qui réagissent déjà aux chants des adultes. Un fois repéré, je sais automatiquement quelle femelle est susceptible de donner de bons jeunes et donc je les garde pour les élevages suivants . Les autres femelles dont les critères ci-avant ne sont pas observés , ne sont plus retenues .

 

Les filles des meilleures femelles d’élevage seront elles-mêmes accouplées avec les meilleurs mâles  Il faut éviter la consanguinité et donc les accouplements entre apparentés !

 

N’ayez pas de scrupules et n’utilisez plus des femelles qui élèvent bien mais qui ne donnent pas des jeunes pour lesquels des résultats en raie ne sont pas relevés . Vous devez pratiquer une sélection radicale au risque d’attendre des années et des années avant de voir vos résultats et vos efforts porter leur fruit !

 

De plus, intégrer régulièrement de nouvelles femelles ( sang frais dans vos élevages). De ces nouvelles femelles, j’essaie d’isoler au plus vite celles qui seront le mieux appropriées à mon élevage .

 

Mon intention finale est d’obtenir à terme une forte sélection et une certaine sécurité dans le résultat final. Je ne me concentre pas toutefois sur une seule lignée forte mais sur plusieurs avec le soin d’éviter à tout prix les problèmes de consanguinité. Evidemment, cela demande une scrupuleuse comptabilité afin de savoir la descendance de chaque jeune, les accouplements possibles ou non permis…..; Vous trouverez un exemple de données structurées dans les annexes du document. Aussi, tout cela se complique si vous rencontrez un certain taux de mortalité ou d’accidents, mais tout cela fait partie des règles du jeu.

 

Je répète une dernière fois : il est d’un intérêt capital d’appliquer cette méthode de travail et de sélection dès le début et de continuer à élever uniquement avec ces sujets triés ou avec la descendance de sujets répondant aux critères de sélection!

 

 

Comment ai-je pratiqué lors de ma première année d’élevage ?

 

En 2001, j’ai élevé avec un mâle qui prestait de bons résultats au concours et deux femelles ( une anciennement capturée et une élevée). La première a donné les meilleurs résultats ( femelles adéquates et mâles avec du caractère). Les résultats d’élevage de l’autre femelle ont été nettement moins bons avec des jeunes dont les critères de sélection ne répondaient pas tout à fait à l’attente. J’ai donc décidé de ne pas travailler avec la lignée de cette dernière femelle et l’ai écartée de mon élevage .

 

En 2002, j’ai fait intervenir deux autres femelles en plus de la bonne femelle de 2001 et de sa fille. Aussi, un mâle de caractère fort avec une vitesse de chants de 12 coups minute est venu complémenté la batterie d’élevage. Les jeunes issus de la bonne femelle et de ces mâles sélectionnés ont été des jeunes faisant preuve de caractère. Les résultats enregistrés par les autres femelles ne répondaient pas à mes critères de sélection et elles ont été écartées définitivement.

 

En 2003, deux nouvelles femelles sont venus complémenter la meilleure femelle de 2002. Aussi, une descendance de celle-ci a été intégrée à l’équipe. Cette fois aussi, un nouveau mâle a rejoint ses congénaires. Nous avons choisi pour ce dernier la qualité et vitesse du chant ainsi que son abondance. Je dois donc encore attendre à cet instant les résultats de 2003, mais la manière dont se comporte ce mâle laisse entrevoir de réelles possibilités quant à la qualité de ses futurs descendants!

 

 

2.11    Comment combattre et prévenir la vermine indésirable?

 

Qui pratique ou démarre l’élevage est un jour ou l’autre confronté aux problèmes de la vermine. Même si vous êtes très soigneux dans vos boxes, on ne peut pas toujours éviter la présence de ces bestioles ennuyeuses et seuls certains produits peuvent aider notre élevage. J’ai relevé les sources de problèmes suivants :

 

a  Pou rouge

a  Acariens

a  Conmidocoptes mutans (galle)

a  Mines

 


Comment combattre et prévenir?

 

Traitement des boxes

 

Désinfecter n’est certainement pas suffisant. Nous devons utiliser un moyen qui détruit toutes les formes possibles d’indésirables et qui en plus a une persistance suffisante pour combattre ces bestioles.

Zone de Texte:

Pour désinfecter, j’utilise du Dettol. C’est un produit utilisé dans les hôpitaux et disponible en pharmacie.

Zone de Texte:

Pour la lutte et la prévention, j’utilise Océpou. Le composant actif   de ce produit est le carbaryl (85%). Les produits apparentés ( dans d’autres concentrations) sont utilisés également dans le secteur de la volaille et dans la culture des fruits . C’est une poudre blanche inodore à dissoudre dans l’eau. Il s’agit aussi d’un produit toxique qui oblige donc à prendre les précautions nécessaires de rangement. A la limite, il est conseillé de mettre des gants de plastique et un masque afin de ne pas respirer des  particules du produit

 

Quand opérer ?

 

Les boxes sont traités et désinfectés deux fois par an.

 

La première fois juste avant la période d’élevage ( mi-février) et la seconde après l’élevage ( mi-septembre).

 

Comment procéder ?

 

Tout d’abord, tous les oiseaux doivent être sortis des boxes et placés provisoirement ailleurs.

 

Toutes les pièces détachables (bacs à nourriture, à boisson….etc…) doivent être enlevés des boxes d’élevage.

Zone de Texte:

Enlever aussi tous les perchoirs. Ceux-ci doivent pouvoir s’enlever facilement. C’est pourquoi, j’utilise des attaches conçues pour le montage des tubes électriques. De cette manière, le démontage et la pose se font sans aucun problème.

 

Ensuite, nous nettoyons les boxes en profondeur avec un éponge, de l’eau et du Dettol. Une fois toute la saleté enlevée, nous rinçons convenablement les cloisons de telle façon que toute la saleté ne se retrouve plus que sur le sol. Celui-ci est alors nettoyé à son tour.

 

Entretemps, nous nettoyons aussi parfaitement les perchoirs. Utiliser une portion de Dettol dans un sceau d’eau.

 

Zone de Texte:  Quand le boxe est sec, nous essuyons une dernière fois les cloisons et le sol avec une brosse. Nous replaçons alors les perchoirs.

 

Maintenant, nous pouvons procéder à la désinfection générale du boxe et à la lutte contre la vermine.

 

Par facilité, j’utilise un pulvérisateur de dos d’une capacité de 6 litres

 

Pour commencer, je verse un litre d’eau tiède dans le pulvérisateur. Ensuite, une bonne dose de Dettol et quelques cuillères à soupe d’Océpou ( une cuillère pleine pour 2 litres d’eau). Pour poursuivre, je remplis le pulvérisateur d’eau tiède et secoue bien le tout. Ce mélange est alors pulvérisé sur l’ensemble du boxe. Rien ne doit-être épargné, ni le sol, ni les perches …. ! Veillez surtout aux petits recoins, endroits de prédilection pour les mines ! Traiter aussi de cette manière le nichoir et les nids de coco.

 

Zone de Texte:  

J’ai besoin d’environ 12 litres pour l’ensemble de mes boxes ce qui nécessite ¼ litre de Dettol et 6 bonnes cuillères à soupe d’Océpou.

 

 

Après ces traitements, je pends des plaquettes de Vapona-strips dans le couloir commun . Ne pas pendre ces plaquettes nocives directement dans les boxes. Après une paire de jours, quand tout est bien séché et que les premières fortes odeurs de Vapona ont disparu, on peut replacer les oiseaux dans leur boxe respectif.

 

Traitement des oiseaux

 

Pour le traitement des oiseaux, j’utilise de l’ivermectine.

 

Zone de Texte:

Ivermectine est un produit très efficace contre la galle et maladies apparentées et également contre toutes sortes de vers.

 

Ce produit est aussi très utilisé dans l’élevage de bovins. Certains types de solutions alcoolisées sont aussi permises mais je recommande ivermectine pour ses bons résultats. Compte tenu que ce produit doit-être fabriqué et livré dans des conditions respectables, il est conseillé de s’adresser à un vétérinaire. Un petit flacon coûte entre trois et quatre Euros et doit être largement suffisant pour traiter votre batterie d’élevage.

Le traitement des jeunes se fait en plusieurs étapes avec intervalles de une à deux semaines . A chaque fois, une goutte est versée sur la peau nue des oisillons. Un bon endroit se situe sur le dos de l’oiseau, entre l’aile et le cou. Une fois les petites plumes écartées, il est facile de laisser tomber une goutte dans le petit creux du dos au moyen du compte-goutte. A cet endroit du corps, on distingue clairement une petite artère. L’ivermectine contient un produit qui va se diffuser par le sang de l’oiseau et ainsi le protéger efficacement contre les indésirables . Il est aussi conseillé de tenir l’ivermectine dans le frigo et à l’abri de la lumière afin de le conserver un maximum de temps.

 

-       Le traitement préventif est pratiqué annuellement sur tous les sujets, même si ceux-ci ne présentent aucun signe de contamination. Il est effectué deux fois dans un intervalle de deux semaines . Aussi bien le mâle que la femelle reçoivent ce traitement et ce peu après la période de mue ( octobre-novembre).

 

-       Malgré ces précautions, si un oiseau montre des signes de contamination, un traitement curatif personnalisé doit-être entrepris immédiatement. Ce traitement consiste à administrer une goutte du produit une fois par semaine pendant 5 semaines .

                                            


3       ANNEXE

3.1      Liste complète des éléments utilisés pour l’élevage.

 

 

 

Sorte

Nom

Caractéristique

Remarque

Affaires générales

Bacs à insectes

Box pour buffalo vivants.

Disponible dans les oiseleries spécialisées

Affaires générales

Récipients pour pâtée, buffalo’s et pinkies

 

En magasin

Affaires générales

Tamis et bol pour préparation des graines germées

 

En magasin

Affaires générales

Passoire pour décongélation des aliments congelés

 

En magasin

Affaires générales

Vieux moulin à café ( moudre graines)

 

 

Affaires générales

Soquets+lampes 40w

 

Montage à réaliser soi-même

Affaires générales

Panier pour matériel de nid

 

Disponible dans les oiseleries spécialisées

Affaires générales

Horloge digitale

 

En magasin

Elément du nid

Nichoir

 

A construire soi-même

Elément du nid

Fibres de coco

 

Disponible dans les oiseleries spécialisées

 

 

 

 

Matériel pour le nid

Mousse séchée

 

Dans la nature

Matériel pour le nid

Plumes

 

Dans la nature

 

 

 

 

Matériel pour le nid

Sisal et écrin

 

Disponible dans les oiseleries spécialisées

Matériel pour le nid

Sharpie

 

 

Matériel pour le nid

Coton d’ouate

 

En grande surface

Soins, nettoyage et désinfection

Océpou

Pot de 100 gr.

Disponible dans les oiseleries spécialisées

Soins, nettoyage et désinfection

Ivermectine

Dans les oiseleries spécialisées.

Disponible dans certaines oiseleries spécialisées

Soins, nettoyage et désinfection

Dettol

En flacon de 1 L.

En pharmacie

Soins, nettoyage et désinfection

Vapona strips

 

En grande surface

Soins, nettoyage et désinfection

Fond de cage

Brun. Sacs de 25 kg.

Oiseleries

Alimentation

buffalo’s congelés

Par dose de 1 litre

Oiseleries

Alimentation

Minéraux

Par dosde de 1L

Oiseleries

Alimentation

Pinkies congelés

Per doos van 1 liter

Oiseleries

Alimentation

Pâtée

Pâtée aux œufs ORLUX

(4 x 1kg)

Oiseleries

 

 

 

 

Alimentation

Grit

 

 

Oiseleries

Alimentation

Germes de blé

Voir procédure de germination

Oiseleries

Alimentation

Buffalo’s vivants

Portions de 250 ml, 500 ml, 1 litre, …

Oiseleries

Alimentation

Préparation multivitaminée

Omni-vit d’ Orlux

Oiseleries

Alimentation

Préparation protéine

Eiwit 90

Oiseleries

Alimentation

Verdure et graines sauvages

Mélange.

Oiseleries

Alimentation

Sepia

 

Oiseleries

Alimentation

Mélange Prémium

Premium

Oiseleries

 


3.1.1       Instruments généraux

 


Insecte-boxe  et petit récipient pour buffalo’s-pinkies

 

 

 

 

Une passoire et une casserole pour la préparation des graines germées.

 

 


 

 

Zone de Texte:
Une petite passoire pour la décongélation des aliments congelés.

 

Horloge digitale + soquet et support – lampe de 40W

 

 

 

 


Trémie pour le matériel de nid – Vieux moulin à café pour moudre les graines

3.1.2        

 

 

 

Si vous êtes un rien bricoleur, vous ne devriez rencontrer aucune difficulté à confectionner tout le matériel nécessaire. Pour les moins habiles, des formules « toutes faites » existent :

 

-       nichoir standard….

-       Baladeuses…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3.1.3       Le nichoir

 

Chapeau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Zone de Texte:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

Le nid en coco et le support métallique

 

 

 

 


Le nid en coco est fixé placé dans le support métallique tel que figurant sur le dessin ci-dessous.

 

 

 

 

 

 

foto02okt99_pop


3.1.4       Matériel pour le nid

 

Mousse séchée et fibres de coco


Sisal, fibres, jute et ouate de coton.


 

Sharpie



Mélange d’écrins

 

 


3.1.5       Soins, nettoyage et désinfection

 

Zone de Texte:
Flacon à base d’ivermectine

 

Dettol et Océpou


 

Vapona strips

Zone de Texte:

 

 


3.1.6       Alimentation

 

 

 

Insectes congelés-buffalo’s et pinkies


 

 

 

 

 

Pâtée Orlux et oeufs de fourmis congelés

 

 


 

 

 

 

 

 


 

 


Avoine pelée,   grit

 

 

 

 

 

 

 

Graines à germer et graines sauvages


 

 

 

 

 

Multivitamine ‘Omnivit’ et protéines naturelles ‘Eiwit 90’

 

 

 



Sepia

 

Mélange Premium

Zone de Texte:

 

 

 

                                                            

 

 


3.2      Ingevuld kweekverslag van één van mijn kweekpoppen voor het kweekjaar 2003

Zone de Texte:

3.3      Ingevulde kweekkaart van één van mijn EK-jongen 2003

Zone de Texte: